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 Clodos et paumés font mauvais ménage [Terminé]

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MessageSujet: Clodos et paumés font mauvais ménage [Terminé]   Jeu 12 Avr 2018 - 18:12

Keisuke attendait, planté devant une porte, attendait la fin de cette putain de sonnette sur laquelle il venait d’appuyer pour la seconde fois. Il était même prêt à recommencer, quitte à emmerder tous les voisins s’il le fallait.

Tout avait commencé par un truc très con. Le commissaire général, cet enfoiré, était revenu vers lui à propos de ce dossier de meurtre dans les chiottes de ce foutu restaurant sur lequel Keisuke était intervenu. il lui avait tenu la jambe - il aurait limité préféré qu’il tienne autre chose - pendant presque une heure pour lui faire comprendre qu’il s’était planté sur toute la ligne et que ça ne pouvait être qu’un coup des Ryuketsu. Comme toutes les putains d’affaires qui arrivaient dans ce monde. Cette attitude commençait sérieusement à lui peser sur les nerfs et il été parti du bureau en claquant la porte avant de lui mettre son poing dans la gueule. Il lui avait redonné le dossier le dossier le lendemain, sans la moindre modification – voir même en faisant exactement l’inverse de ce qui lui était demandé. S’il voulait se trouver un pigeon, il n’avait qu’à s’adresser à un autre crétin pour falsifier le rapport. Du moins ça, c’était la version officielle. Parce que Keisuke était un acharné et qu’il avait quand même repris tous les éléments un à un.

Il avait des papiers étalés partout chez lui dans un foutoir digne du plus gros squat de la ville. Sur le canapé, en dessous de la table basse, sur la gazinière, jusque dans les journaux entassés dans les étagères et sur les chiottes. Le seul endroit épargné était la grande table de la salle à manger sur laquelle s’étalait un puzzle de cinq mille pièces en cours de construction et sur lequel était penché le lieutenant Maeda, en plein réflexion. Il avait passé son temps libre de ces derniers jours à creuser son dossier, à éplucher des centaines de feuilles et d’informations et il était en train de faire le tri dans ses méninges qui tournaient à mille à l’heure. Et dans ces moment-là, faire des puzzles l’aider à se concentrer et - avec un très mauvais jeu de mot - à recoller tous ces putains de morceaux qui se foutaient de sa gueule.

Il avait fouillé dans la vie du croque-mort - Armand de son prénom - mais n’avait rien de trouver de plus que la première fois. À vrai dire, il n’avait tellement rien trouvé que ça en devenait presque louche mais il avait laissé cet élément de côté. Par contre, pour l’ex-flicaille… Il avait passé sa vie à la rôtisserie et bien fait doré jusqu’aux châtaignes dans son cul. Il avait épluché sa carrière année après années… Tout du moins, dans ce qui avait été enregistré dans les archives en ruine poussiéreuse du poste. Il en était ressorti avec un paquet de document long comme son bras et un putain de début d’asthme en pestant contre ces connards de personnel d’entretien qui n’en foutait pas une.

Itô avait été un bon flic. De la trempe de ceux qui donne envie de se lancer dans la vocation, comme les crétins qui viennent présenter leurs métiers stupides dans des cours d’écoles débiles pour essayer de vendre un rêve déjà corrompus. Efficace et bosseur. Bien évidemment, un pauvre accident été venu foutre le bordel dans cette petite vie tranquille. C’était à partir de ce moment que les trous avaient commencés à se creuser. Les rares rapports sur lesquels Keisuke avait mis la main mentionnait un état instable, un refus de l’aide de la police – en même temps il pouvait comprendre, ces handicapés de psy étaient d’une incompétence crasse. Sauf que ça avait dégénéré au point qu’il avait fait une bourde entraînant une grosse incapacité de travail et – le flic le supposait – sa démission quelques mois plus tard. Le lieutenant se demandait même si celle-ci n’avait pas été quelque peu forcée, mais il n’avait rien trouvé de plus à ce sujet.

L’histoire aurait dû se terminer là. Un point, un épilogue. Sauf qu’en fait, les chapitres continuaient à s’enchaîner. Après son départ, Masaru avait continué à apparaître dans des rapports, étrangement souvent un peu trop flou pour être plausible. Une embardée violente au Blue Boy – étonnement un lieu dont Keisuke connaissait bien les fréquentations et qui il pouvait rencontrer là-bas. Une arrestation suite à un meurtre de sang-froid à la discothèque Space Tour mais pour lequel il avait été relâché sans aucune explication. Plein d’incidents isolés mais relevant de coïncidences trop évidentes, trop simple. Il s’était amusé à en parler au commissaire de cette histoire de discothèque, juste pour constater sa réaction, et celle-ci ne l’avait presque pas étonné : il était fou de rage, mais n’avait rien pu faire. Il avait même postillonné sur Keisuke pour l’encourager – sans doute pour la première fois de sa putain de vie, à faire quelque chose. Le con. Comme s’il allait lui obéir comme un gentil toutou… Surtout si ses doutes se confirmaient.

Sauf qu’il n’y avait qu’une chose pour trouver le morceau manquant.

Il posa la dernière pièce pour finir le contour de son puzzle et se redressa, faisant craquer sa colonne avec une grimace avant d’attraper son par-dessus et de sortir en fermant ses trois serrures à double tour. Il avait une petite visite à rendre à ce Masaru.

Et s’il devait attendre toute la journée devant cette putain de porte, il le ferait.


Dernière édition par Keisuke Maeda le Mer 25 Avr 2018 - 11:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Clodos et paumés font mauvais ménage [Terminé]   Lun 16 Avr 2018 - 15:41

La nuit avait été longue et compliquée, pas vraiment passée au fond de son pieu mais plutôt occupée à courir sur des dock dégueulasses à plusieurs kilomètres d'ici.

Lui et ses hommes s'étaient retrouvés à Otsu, pour récupérer une cargaison de drogue qui arrivait de Chine – le genre petite pilule expérimentales dont les jeunes raffolent – mais les choses ne s'étaient pas aussi bien passées qu'elles l'auraient dû...
Un connard d'espion. Au moins maintenant c'était sûr, des membres du clan s'étaient offerts à Yoshita et ils avaient la langue un peu trop bien pendue... Ils l'avaient joliment faite fonctionner pour indiquer l'heure et le lieu de la prochaine livraison, permettant ainsi aux flics d'effectuer une descente pas anodine du tout.
Heureusement pour le clan, Masaru était paranoïaque. Il faisait toujours circuler dans son équipe de faux horaires, donnant toujours rendez-vous à ses gros bras au dernier moment, et multipliant les indications pour noyer le poisson. Cette prudence lui avait permis de récupérer la marchandise et de sauver son cul, avant que la police ne débarque et n'entame une course poursuite insignifiante. Les yakuzas avaient perdu les policiers bien avant d'arriver à Kyoto, et ils avaient même eu le temps de tout décharger en sécurité. Ces conneries ne lui avaient permis de rentrer que vers 5h du matin et il était complètement épuisé.
Ce qui explique sa contrariété lorsque la sonnerie retentit pour la seconde fois. Putain à tous les coups c'était encore un de ses anciens partenaire – ou pire, un membre de sa famille – qui venait vérifier qu'il ne s'était pas encore pendu dans son taudis.

Il fit le mort. Ces pète-couilles avaient une vie et finissaient toujours par abandonner, lorsqu'ils comprenaient qu'on ne leur ouvrirait pas. Personne n'avait les clefs de son appartement, pas même sa belle-famille, et ce malgré les nombreuses tentatives de mise sous tutelle.
Il voulait juste être tranquille, bordel. Pourquoi ne le laissait-on pas dormir en paix ?

Trois fois, quatre fois... c'était beaucoup trop insistant pour être normal et, agacé, Masaru finit par se redresser sur un coude et fixer, d'un regard torve, le cadran de son réveil. Après avoir réuni ses maigres forces, il mit un pied au plancher, attrapa un pantalon vaguement propre, resta torse-nu et alla ouvrir avec une certaine agressivité, jetant sur l'opportun un regard mauvais : un regard d'avertissement.
Sauf qu'il ne s'agissait pas d'un chieur habituel. Il le connaissait lui...

Masaru n'oubliait jamais un visage, et celui-là était assez caractéristique. Pas besoin d'être un génie pour comprendre que cette visite ne sentait pas bon. Soit on voulait juste lui poser quelques questions – peut-être parce que le pote alcoolo s'était fait coffrer – soit c'était lui qu'on voulait mettre derrière les barreaux et dans ce cas-là mieux valait se méfier.

Il se redressa un peu, croisa les bras sur son torse, bloquant l'entrée, prenant un air plus détaché.
« Qu'est-ce que vous venez faire ici, vous ? Vous avez besoin de quelque chose pour l'enquête ? »
Vérifier les intentions avant d'agir. Il aviserait après.


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MessageSujet: Re: Clodos et paumés font mauvais ménage [Terminé]   Mar 17 Avr 2018 - 18:17

La porte finit par s’ouvrir. Bah putain, c’était pas trop tôt ! Il observa l’énergumène qui se détacha dans le cadran de la porte. Il avait une sale gueule, de ces caboches qu’on vient de réveiller après une cuite. Et il avait l’air assez énervé d’avoir été dérangé. Parfait. Faire chier les gens était une seconde nature chez le policier et il fallait bien avouer qu’il adorait ça. D’ailleurs, le gars qu’il venait de déranger se souvenait visiblement de lui, s’il se fiait à son changement de stature et de visage. Même s’il n’avait toujours clairement pas envie de le laisser empiété dans sa piaule. Pas d’agressivité, mais pas loin.

« Un truc comme ça. » Répondit Keisuke avec une nonchalance marquée.

Il accompagna sa phrase d’un rictus qui se voulait amusé mais qui lui donnait juste encore plus l’impression de faire la gueule. Prenant son temps, il sortit son paquet de clope de la poche gauche de son par-dessus pour s’allumer un clope. Il finit par reprendre la parole, sa voix grave encore empiré par la première bouffée de cette putain de fumée.

« Le Space Tour. Le Blue Boy. Ça doit vous parler, non ? Je vais pas me taper la liste entière. »

Il foutait ses deux gros panards dans le plat et il s’en foutait. Le flic n’avait jamais été reconnu pour sa finesse. Une bien belle connerie de la part de ses collègues. Ce n’est pas parce qu’on a les couilles de se montrer franc qu’on ne sait pas ce qu’on dit ou qu’on n’est pas foutu de savoir ce qu’on recherche comme réaction chez les autres. Il avait appris à jouer de ce côté un peu con et il en avait beaucoup fait tomber dans le panneau. Sauf qu’avec un ancien poulet, reconnu pour son travail, il se doutait que ce genre de merde ne fonctionnerait pas. Ca ne l’empêcher pas de tenter sa chance. Après tout : qui gagne, joue.

Et il adorait jouer avec le feu. Sans doute un restant de son passé qui l’avait foutu dans cette merde, parce qu’il aimait le risque et il adorait foutre son nez dans cette merde en se disant qu’un jour, il pourrait enfin balayer devant sa porte. Il regarda autour de lui avec cette même lenteur, ce même je m’en foutiste. Il savait ce qu’il risquait s’il se trompait comme un con, et même s’il ne se trompait pas. Il savait pertinemment que si ce mec en face de lui décidait de devenir violent pour lui faire entrer la vie dans l’estomac, il ne ferait pas long feu. Il savait se battre, mais il connaissait l’entraînement des flics et il avait un handicap de taille. Au pire, ça serait pas la première fois qu’il servait de punching-ball.

Mais il avait quand même un ou deux appats dans son sac en prévision. De bons vers de terre bien grouillants et dégoulinants.

« Enfin... Si vous voulez faire ça dehors c’est pas mon problème. C’est pas après mon cul qu’on court. »

Du moins pas encore.
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MessageSujet: Re: Clodos et paumés font mauvais ménage [Terminé]   Mer 18 Avr 2018 - 17:29

Masaru sut immédiatement qu'il n'aimait pas ce type. Il avait en face de lui le genre de flic qu'il n'appréciait pas dans son ancien boulot : le mec qui cultivait son antipathie comme une prostitué cultive des champignons. Si le boulot les faisait chier, alors pourquoi le choisir ? Ça l'avait toujours dépassé ; après tout il avait lui-même adoré le pratiquer et vu son père avoir le même comportement avant lui.
Toujours est-il que, d'instinct, Masaru sentit que ça ne passerait pas. Il resta imperturbable, conserva son calme usuel et répondit simplement, sur un ton égal :
« En effet je ne vois pas l'intérêt de me sortir l'intégralité des lieux majeurs du rassemblement gay. On a vu plus passionnant ».
Il s'écarta, faisant demi-tour pour le laisser entrer sans ajouter un mot. La pièce était propre et bien rangée ; pas difficile puisqu'il n'y avait quasiment aucun meuble et aucune affaire. Un lieu spartiate, tout tiré à quatre épingles et parfaitement épuré.

Il ne proposa rien à son invité : ni café, ni thé, ni gâteau sec. De toute manière il n'avait rien de tout ça et, à part un shoot d'héroïne, il n'avait pas grand chose à offrir.
« A en juger par votre présence ici de manière tout à fait non officielle, je suppose que ce n'est pas non plus après le mien qu'on en a... »
Il n'était pas idiot, et il connaissait le métier. Pour une arrestation le type ne serait jamais venu tout seul, ni même pour lui poser de simples questions d'ailleurs. Ça crevait les yeux que le gars était là sur son temps perso, et vu sa manière de parler de « discrétion », il se doutait qu'il ne voulait pas non plus être vu en train de traîner ici.

Masaru se frotta les yeux, s'envoya un verre d'eau pour essayer de se réveiller un peu et piocha dans un carton pour sortir un débardeur qu'il enfila rapidement, histoire de ne pas se balader à moitié à poil. Il alla ensuite se poster à proximité de son katana, décroché du mur. Il ne comptait pas s'en servir mais on ne savait jamais, mieux valait couvrir ses arrières. Il croisa les bras, fixant son visiteur d'un regard fatigué mais pas complètement éteint. Depuis quelques temps les braises couvaient sous la cendre, et il ne fallait peut-être pas grand chose pour que le feu le consume à nouveau, comme il avait déjà consumé le reste de sa vie.
« Alors, qu'est-ce que vous avez trouvé de beau ? »
Le Space Tour, le Blue Boy... il n'allait pas faire semblant, il savait exactement pourquoi ces noms sortaient sur la table. En bon interrogateur il savait que se placer sur la défensive n'était bon qu'à attirer des soupçons. Il ne voulait pas mentir, ni tricher, éventuellement biaiser légèrement la réalité, tout au plus.
Être trop calme n'était pas une bonne défense non plus, mais c'était dans sa nature de ne pas paniquer. Pas dans son état normal en tout cas.

En attendant la réponse de l'autre policier, il essaya de voir de quelle manière on avait bien pu remonter à lui. Pas compliqué en soi, un gamin de six ans aurait cerné la démarche : en cherchant le responsable du meurtre des chiottes il avait épluché son dossier, trouvé des anomalies, recoupé des informations et tracé jusque lui. S'il était là c'est qu'il avait des suspicions, mais pas de preuves tangibles. Le mec à moitié claqué en face n'était pas un manche. Mauvais point pour lui.
« Allez à l'essentiel, je suis fatigué »
Et il n'aimait pas non plus les longs discours.

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MessageSujet: Re: Clodos et paumés font mauvais ménage [Terminé]   Jeu 19 Avr 2018 - 9:43

Il emboita le pas à Itô pour pénétrer chez lui, prenant même la peine de refermer derrière lui. Un geste très con alors qu’il allait potentiellement entrer en altercation avec cet homme. Sauf que son objectif n’était pas vraiment de se faire un putain de petit combat sympa entre ex-collègue. Peut-être aussi parce qu’il n’en avait rien à carrer.

« Vous supposez mal. Vous avez foutus pas mal de gens en rogne avec vos petites escapades ici et là. »

Et il n’y avait rien de mieux qu’un commissariat pour faire circuler et surtout, amplifier les rumeurs à la con qu’on pouvait entendre dans tous les couloirs. Bon c’était aussi vrai pour les pots-de-vin… Même si les deux allaient souvent comme cul et bite, mais c’était une autre histoire. Keisuke remue lentement la tête en observant Masaru se placer chez lui. Le message avait été clair dès le départ, c’était pas la peine de jouer dans le mélodramatique non plus. Il allait faire quoi, le planter là et puis quoi ? Y’a plus discret qu’un cadavre dans son salon qui fou du sang partout. En plus son sang devait être aussi teigneux que lui et bordel bonjour la merde pour le faire partir du sol.

Cela dit, c’était un geste assez révélateur. Le policier avait peu de contact avec le clan, en général les personnes à qui il se référait quand il avait des infos bien croustillantes à balancer. Ou à l’inverse, quand on avait besoin de lui. Et pourtant, il en connaissait beaucoup de membre, à force de foutre la merde dans les dossiers pour les embrouiller et de par ses propres recherches, et il commençait à se faire une petite idée de l’organisation interne. Sauf que le gars en face de lui n’avait pas vraiment l’air au courant qu’il servait de putain de taupe. Soit il avait mis le doigt sur le mauvais pion – ce qui était évidemment possible mais putain, il en doutait comme de la terre plate – soit les infos avaient plutôt du mal à circuler chez eux. Ou alors il était trop bas dans la hiérarchie pour qu’on l’ait tenu informé, mais vu les faits d’arme du personnage, ça aurait quand même été une sacrée connerie.

« Beaucoup trop de paperasses mal falsifiée par des amateurs. » Il haussa les épaules et e gratta la barbe quelques instants. « Le commissaire veut votre tête sur son mur et il a toute une petite meute de gentils caniches à ses pieds, mais ça vous le savez. Vous me faites faire des putains d’heures sup pour que vous ne finissiez pas empaillé dans son bureau avec une pomme entre les dents. »

Alors tout naturellement, il venait lui gueuler dessus, parce que les heures sup, ça puait du cul pour tous les flics qui se respectaient un minimum. Keisuke prit légèrement appuie sur un mur et croisa les jambes. Il allait foutre la merde et il le savait. On viendrait sans doute lui voler dans les plumes pour avoir pris cette initiative mais il ne faisait que jouer le jeu. Mais si lui pouvait avoir des doutes légitimes, il n’était pas le seul crétin chargé de foutre son nez dans les vieux dossiers potentiellement intéressants. Et les suspicions commençaient à suffire dans ce putain de commissariat pour finir au moins quelques jours dans les sous-sols dégueulasses et les Ryuketsu avaient de moins en moins d’emprise sur ce qu’il s’y passait. Il suffisait de peu, et d’un débile un peu trop zélé.

« Je sais pas ce que prévoient les crétins pour qui on bosse mais vous feriez bien de pas trop pousser la chance, la dinde est déjà bien assez farcie pour vous. »

Ce n’était plus les deux pieds qui étaient dans le plats, mais un beau plongeant avec un dis sur dix à la fin. Mais que risquait-il à s’avancer ? Il avait foi en son jugement, et Itô était loin d’être un demeuré. S’il n’avait été qu’un clampin qui essayait de le piéger et que son info n’était pas vérifiable, il venait juste de signer son arrêt de mort. Mais ce n’était pas le cas.


Dernière édition par Keisuke Maeda le Dim 22 Avr 2018 - 16:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Clodos et paumés font mauvais ménage [Terminé]   Jeu 19 Avr 2018 - 19:14

Masaru n'arrivait pas à savoir si le flic cherchait à lui faire peur – en bluffant – ou s'il disait la vérité. Les deux possibilités étaient plus qu'envisageable étant donné qu'il ne s'était pas fait discret ces derniers temps. Il était d'ailleurs assez étonné de constater que la police était si lente à réagir : le premier inspecteur venu aurait dû voir que Masaru apparaissait beaucoup trop dans les sales coups. Soit ils avaient de la merde dans les yeux – voire le cerveau – soit il était encore assez protégé par ses supérieurs pour qu'on ferme les yeux sur son cas.
Les mots qui suivirent rendirent caduc sa seconde option. Merde alors... l'ancien commissaire central était donc partie à la retraite ?
Maintenant qu'il y pensait, il lui semblait bien que Sasaki – un de ses anciens partenaires – avait évoqué un truc du genre. Il avait alors l'esprit trop embrumé pour y prêter attention, et c'était stupide de sa part. Une erreur grossière.

« Je ne savais pas que le commissaire en avait après moi. J'avais oublié que l'ancien était parti à la retraite »
Un chouette type, carré et efficace, pour lequel il avait toujours eu une vive affection. S'il n'avait même plus ce soutien-là dans la police alors il n'avait définitivement plus sa place chez les flics. Depuis quelques temps il y avait stupidement cru : parce qu'il se sentait un peu mieux, parce que son travail lui manquait et que parfois, en se levant, il avait envie d'être fier de ce qu'il faisait. Impossible en étant yakuza, même s'il devait bien reconnaître que la vie offerte par Daisuke lui plaisait plus qu'il ne voulait bien l'admettre.
Il n'était pas aussi moral qu'il l'avait pensé, finalement.

Masaru ne chercha pas à mentir ni à se dérober. Il était du genre à penser que, si on vous chopait, vous aviez perdu, et c'était le jeu. Un bon type droit dans ses bottes – à sa manière – il respectait les règles. Se faire attraper et foutre en taule en faisait partie. Et puis c'est ce qu'il voulait au fond, être puni pour ses crimes.

Sauf qu'il comprit rapidement que l'autre ne venait pas pour ça. Il s'en doutait : le type avait beau dire, il était venu ici plutôt que de l'arrêter, ou de faire circuler l'information. Au fur et à mesure de leur échange, Masaru se rendait compte que le mec n'était pas franchement blanc comme neige, et qu'il avait face à lui ce que la ville appelait un « ripou ». Il ne les aimait pas. Lui-même ne l'avait d'ailleurs pas été longtemps. Jouer double jeu n'était pas dans sa nature et il avait fini par démissionner pour ne pas continuer à mentir.
Par instinct il le méprisa, même s'il ne laissait rien paraître. Les ripoux devaient être éliminés de la police, ils la gangrenaient et pervertissaient leur mission. Un type comme ça ne protégeait pas la population. Il était nuisible. Un nuisible ça s'éliminait.

« Qui me certifie que vous êtes du côté des « crétins pour qui on bosse » ? Je n'ai jamais entendu parler de vous, et vous débarquer ici avec votre sale tronche pour m'avertir de Dieu seul sait quoi... »
Il avança, s'écartant de son arme, sur la défensif, le moindre centimètre de muscle tendu, dans le but d'attaquer si les choses tournaient mal.
Il n'était pas stupide au point de tuer – ça laissait des traces – mais assommer et traîner le gugusse à Daisuke, ça c'était envisageable. Masaru était bon combattant et il était du genre gros bras.
« Je n'aime pas du tout votre manière de parler ».


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MessageSujet: Re: Clodos et paumés font mauvais ménage [Terminé]   Dim 22 Avr 2018 - 16:37

« Oh, pas à votre tête en particulier. Juste à tous ceux qui s’opposent à ceux qui lui arrondissent ses fins de mois. »

Le lieutenant n’avait eu que très peu de contacts avec l’ancien commissaire – ce qui était plutôt une bonne chose étant donné ce que ça pouvait donner aujourd’hui avec le nouveau. C’était même plutôt signe que leurs boulots respectifs se complétaient plutôt bien. Ou alors qu’il n’en avait rien à foutre, mais du peu qu’il en avait entendu autour de lui, le vieux avait plutôt été du genre droit dans ses bottes. Le virage avait été radical, à se demander si quelqu’un n’était pas venu foutre son grain de sol dans la direction de la bagnole au passage.

Il n’eut pas le temps d’y penser bien longtemps en simulant une fausse nostalgie, comme il s’y attendait, la réponse face à ses insinuations ne se fit pas attendre. Sa voix s’était faite plus dure et même dans sa posture, le flic pouvait sentir l’agressivité qui n’était plus si passive que quelques minutes auparavant. Lui-même se contenta de rester sur place, sans bouger le moindre centimètre. Il en avait connu d’autre, ce n’était pas le premier type à vouloir se la jouer gros bras avec lui et il en aurait fallu beaucoup plus pour commencer à l’inquiéter ou lui faire peur. Il se permit même un grognement amusé à sa dernière phrase. Bien, un crétin de plus qui ne pouvait pas voir son visage en peinture. Heureusement qu’il ne tenait pas la liste.

« Et ? Je devrais me mettre à pleurer ? Je vous rassure vous êtes pas le dernier. » Railla-t-il avec une ironie qui aurait pu crever tous les plafonds de ce putain d’immeuble miteux.

Il laissa échapper un long soupir et haussa à nouveau les épaules. Un bon petit passage à tabac… Ça lui ferait peut-être même une bonne excuse pour refaire un bon gros ravitaillement de médocs. Plutôt un bon plan, quand il y pensait sérieusement. Il envisagea sérieusement de pousser son interlocuteur un peu plus loin, voir jusqu’où il pouvait aller, mais il se retint.

« Vous comptez m’assommer et me ramener à vos boss ? Allez-y, je m’en fous. Si je vous raconte des cracks, que je sorte d’ici conscient ou non, je serais mort avant que le putain de crépuscule ne daigne montrer sa tronche. Alors à quoi bon me faire chier à venir vous trouver ? »

Et ce n’est pas parce qu’il était complètement con – au dire de ses connaissances – il n’était pas non plus suicidaire. Non il n’était pas encore plongé assez dans les tréfonds de la vie pour ça. Ou alors il avait toujours été trop teigneux pour que cette idée ne puisse que lui effleurer l’esprit. Non, il crèverait un jour mais il en emmènerait le plus possible six pied sous terre avec lui pour rôtir avec les asticots.

« A l’inverse, que vous m’aimiez ou non, ça serait quand même con de vous foutre à dos un des rares qui se fasse encore chier à bosser pour vous au poste. »

Il était tellement gentil pourtant, de venir jusqu’ici dans ce taudis pour le prévenir que des crétins lui couraient après comme s’il était un lapin au milieu d’un terrain de chasse, ça ne pouvait partir que d’une très bonne intention, n’est-ce pas ? Pour un peu il pourrait lui faire les yeux doux et… Ah non c’est vrai, en réalité, il n’était qu’un gros connard. Et pourtant, mis à part ses propres intérêt, n’était-ce pas ce qu’il était réellement venu faire ? …
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MessageSujet: Re: Clodos et paumés font mauvais ménage [Terminé]   Hier à 9:49

Message passé. Le nouveau commissaire était lui-même un ripou. A entendre le bonhomme en face, il n'était pas vraiment du même côté qu'eux. Il se demandait si Takahata et Daisuke étaient au courant de cette arrivée opportune. Si oui, pourquoi ne lui avaient-ils rien dit ? Bon, au fond il pouvait comprendre... il n'était que le bras droit d'un petit lieutenant et surtout un ancien flic. Rien d'étonnant à ce que les têtes pensantes du clan ne lui fassent pas confiance ; il fallait du temps avant d'effacer le passé, et ce dernier ne s'effaçait jamais complètement.

Masaru leva les yeux au ciel et secoua la tête d'un air contrit. Voilà que l'autre flic se la jouait martyr. C'est qu'il était fier d'être une petite merde bien collante sous la chaussure des passants. Décidément il ne pouvait pas s'entendre avec ce genre de caractère. Un peu masochiste au fond, le gars, à aimer se prendre des pains et s'attirer les foudres des autres. Il se demandait comment le gus pouvait travailler dans un climat pareil, ça ne devait pas être agréable. Et puis comment avancer quand tout le monde vous détestait ? On obtenait beaucoup plus à s'attachant la sympathie des autres, pas en avançant systématiquement à contre-courant.

« Vous me prenez pour quoi, un homme de cro-magnon ? Asseyez-vous quelque part, je reviens. »
En réalité il n'allait vraiment pas loin, juste dans la kitchenette à côté histoire de sortir une vieille boite de poki rassis – envie soudaine d'un gigolo de passage – et une tasse pleine d'eau froide. C'était mieux que rien. Il alla ensuite s'empara de son téléphone portable – un vieux, pas le moderne. Les vieux n'avaient pas les puces GPS – et composa le numéro de Daisuke tout en fixant son bonhomme. Son supérieur décrocha vitre, comme toujours lorsque son numéro s'affichait.

Ils s'échangèrent quelques mots, Masaru parlant de sa voix basse et calme :
« Tu me chanteras des mots doux plus tard, je ne t'appelle pas pour ça. J'ai un flic qui vient de débarquer chez moi en prétendant être un indic.
….
Keisuke Maeda, mais ce n'est peut-être pas sous ce nom qu'il est répertorié chez nous ».
Le policier n'avait pas décliné son identité mais Masaru n'oubliait jamais un nom, ni un visage ; et l'inspecteur s'était présenté dans le bar, la première fois qu'ils s'étaient vus.
« En quoi c'est important ? Tu te moques de moi ? Il ne vient pas ici pour prendre le thé.
….
Oui... je reconnais bien là ton altruisme légendaire, merci. Rappelle-moi de ne pas te sauver les miches la prochaine fois. »
Il attendit encore un peu, le temps que Daisuke donne quelques informations complémentaires, et raccrocha, posant de nouveau son regard tombant sur l'intrus.

« Vous voyez, pas la peine d’assommer, on a inventé le portable... »
Même si le néo-yakuza s'investissait de plus en plus dans ses nouvelles fonctions, il n'avait pas l'habitude de céder à la violence, mis à part dans les cas d'extrême urgence. Son choix était dicté à la fois par son éthique personnelle – encore solide malgré les circonstances – mais aussi une certaine peur de lui-même. Il n'avait rien ressenti la dernière fois, après avoir abattu un homme de sang froid. Ça l'inquiétait.
« Puisque vous êtes si malin, faites-moi un topo de l'état de la police. Soyez bref, je vous demande pas tout l'historique »
Il voulait juste connaître l'étendu des dégâts.


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MessageSujet: Re: Clodos et paumés font mauvais ménage [Terminé]   Hier à 16:38

« On pourrait confondre… »

Il n’ajouta rien de plus. Pas la peine de s’enfoncer plus qu’il ne le faisait déjà, même si on lui tendait largement la perche pour ça et que la rancœur le poussait régulièrement plus en avant qu’il ne l’aurait dû. Mais il avait fini par appris à se tenir – assez pour rester en vie jusque-là, tout du moins. Itô avait d’ailleurs fini par abandonner le côté gorille – les grosses touffes de poils en moins – et il l’observa sortir de la pièce avant de regarder autour de lui. Il se trouva un coin de chaise où poser son cul, croisant simplement les jambes alors qu’il revenait avec une tasse et un paquet de trucs à bouffer qui avait l’air de dater du Jurassique.

Il n’ajouta rien lorsqu’il attrapa son téléphone, se contentant de tourner la tête vers la fenêtre la plus proche pour observer la rue tout en écoutant ce qui se disait à côté de lui. Le gars avait bonne mémoire – il le savait déjà vu le monologue de merde qu’il lui avait débité pour sa putain de déposition – mais ça lui confirmait la chose. Il se permit un haussement de sourcils à quelques phrases… Soit il le faisait courir, soit la personne au téléphone avait l’air d’un crétin fini. Super perspective… Il se nota malgré tout dans un coin de son esprit qu’une fois retourné chez lui, il allait devoir refoutre la tête dans ses papiers et repasser en revue les gens présents aux différents lieux où l’ex policier été apparu ces derniers mois. Il n’avait visiblement pas fini de déterrer la baleine planquée sous la décharge.

Il haussa les épaules à la petite pique de son interlocuteur qui lui passa des milles au-dessus de la caboche avant de finalement reporter son attention sur lui, l’observant un long moment avant de finir par lui répondre d’une voix aussi blasée que devait l’être sa tête mais avec sa franchise habituelle.

« Un bon tiers est vérolé jusqu’à l’os, et pas vraiment de votre côté. La moitié des crétins restant ferment les yeux et bouffe dans la main de leur supérieur en espérant que leur carrière en vaut le coup et les autres essayent vaguement de maintenir leur sens moral mais finissent en arrêt ou à la porte. »

En gros, la situation puait grave du cul. Lui-même nageait à contre-courant depuis longtemps entre toutes ces catégories, surtout dans ses relations avec le commissaire. Jusqu’ici ça marchait plutôt bien mais il avait conscience qu’un jour ou l’autre tout finirait par lui exploser à la gueule. Personne ne l’aimait beaucoup, ce qui lui évitait les fouinards trop intempestifs, mais beaucoup lui foutait la paix parce qu’il avait toujours fait un putain de bon travail. Surtout qu’avec ce qui lui était arrivé des années plutôt, les gens lui trouvaient même tout seul des excuses pour son comportement et son acharnement. Comme quoi on peut toujours se fier à la connerie humaine.

« Vous parmi les autres, j’aurais pu croire que vous étiez au courant. » C’était l’un ou l’autre de toute façon. Soit il se servirait de son statut pour garder des liens, soit il coupait tout. Visiblement, l’ex policier avait décidé d’adopter la seconde solution. « D’autant plus que le commissaire ne cache pas vraiment ses nouvelles accointances. »

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MessageSujet: Re: Clodos et paumés font mauvais ménage [Terminé]   Hier à 17:03

Masaru ne s'était pas assis pour écouter le rapport : il préférait rester réactif en cas de problème. Ce que lui annonçait l'autre clodo n'annonçait rien de bon. La police était dans un état pire qu'il ne le pensait. Depuis que son ancien partenaire avait coupé les ponts – suite à l'affaire du Space Tour – Masaru n'avait plus accès à aucune information au sujet de la police. Bien sûr il savait qu'un jeune loup opportuniste était en train de tendre les crocs vers le post de son ancien commissaire, mais il pensait le vieux encore assez solide pour tenir des années et des années. Avait-il fini par prendre une retraite anticipée ? Ou l'avait-on gentiment convaincu de vider son bureau.
C'était plus que louche, les Yoshita ne jouaient définitivement pas dans la même cours qu'eux. Il fallait réagir et vite, le contrôle de la police était un élément clefs de la victoire.

Il prit un instant pour détailler le type en face de lui, et retint une moue dégoûtée, lui préférant son habituelle nonchalance. S'ils devaient compter sur ce type pour protéger les Ryuketsu, ils n'étaient pas dans la merde. Il leur fallait un type plus efficace à mettre dans la place, quelqu'un qu'ils pourraient aider à arriver au sommet pour contrebalancer le pouvoir du nouveau commissaire.
Merde alors... c'était vraiment lui qui était en train de réfléchir à un moyen de gangrener la police ? C'était n'importe quoi...

« J'ai merdé, et j'ai perdu mon indic sur place. Ça arrive. Si les Yoshita ont une telle main-mise sur la police, ça ne m'étonne pas que les informations ne filtrent pas plus que cela ».
Ils devaient soigneusement les contrôler, et peut-être même s'arrangeaient-ils pour faire passer de fausses annonces. Yoshita était assez tordu pour imaginer un truc pareil. Quel connard de génie.

Il se déplaça vers la fenêtre, pour fixer la rue et réfléchir. Son instinct de flic lui fit aussitôt comprendre que quelque chose n'allait pas et il fronça les sourcils. Sans pour autant céder à la panique.
« Vous êtes venu en voiture ? »
Non parce que la voiture de police, juste en face, ça ne lui disait rien qui vaille, surtout parce qu'il reconnaissait un modèle flambant neuf de la police des polices, et qu'il voyait mal un inspecteur de l'anti-gang avoir le droit à ce joli petit bébé tout neuf. Et puis il espérait que le gars ne soit pas assez con pour se trimbaler jusqu'ici avec une caisse de flic.

Ça puait les emmerdes à plein nez.


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MessageSujet: Re: Clodos et paumés font mauvais ménage [Terminé]   Aujourd'hui à 11:44

« Un de vos ex-collègues j’imagine. » Ce n’est pas comme s’il y avait quatorze milles autres solutions dans ce genre de situation de toute façon. « Beaucoup des personnes qui étaient là avant son arrivée font profil bas. C’est la foire aux promotions et licenciements et beaucoup d’imbéciles débarquent le cul en fleur. »

Il y avait surtout beaucoup trop de nouvelles recrues dans le poste. Un surnombre qui s’expliquait facilement : les nouvelles têtes étaient plus faciles à embrigader dans les délires mégalomanes du commissaire. Forcément, les mecs avec de l’expérience connaissent le système de merde qui régit le commissariat, ce qui pouvait se montrer un atout immense tout comme un énorme danger pour son cul. Et ceux qui ne finissaient pas dans sa poche pouvaient finir avec leur retraite dans le cul jusqu’à l’estomac.

Le changement d’expression n’échappa pas à Keisuke, qui se releva dans un geste lent et las. La question qui suivit ne fit que confirmer sa première impression et il s’approcha pour jeter un rapide coup d’œil à la fenêtre, repérant en bas de la rue la même chose que le propriétaire des lieux. Il laissa échapper un long soupir, enfonçant sa tête dans les épaules comme l’aurait fait un ours face au dilemme entre un saumon trop frais et une ruche bourdonnante pleine de miel. Il observa un instant l’habitacle, dans lequel il pouvait distinguer deux personnes qui ne semblaient pas vraiment vouloir bouger.

« Je ne conduis pas. Je m’en occupe. »

Il fit volte-face et retrouva tout seul le chemin de la sortie – ce qui en soit n’était pas un grand exploit dans un deux pièces et redescendit les escaliers de l’immeuble qui, par un miracle étrange, ne s’effondrèrent pas sur son passage. Il aurait au moins pu faire l’effort de ne pas trouver un putain d’immeuble en ruine comme résidence. Il s’arrêta à l’extérieur du porche, à nouveau sur la rue et se sortit une clope en fixant la voiture garée en face de lui de sa meilleure tête de blasé de mauvaise humeur. Ça tombait bien, il l’était. En le voyant émerger de l’immeuble, les deux gognols au volant finirent d’ailleurs par se bouger les fesses alors qu’il s’allumait son petit bâton de tabac.

Il les devança et traversa la rue pour se planter devant eux, faisant freiner une voiture de manière un peu trop abrupte qui laissa entendre un doux crissement de pneu sur l’asphalte et un insulte vindicative du conducteur avant qu’il ne se rende compte des flics juste à côté et reparte la queue dans son cul. Keisuke se plante devant les deux trouffions – un mec et une nana – pour les lorgner sans grande amabilité.

Il lui fallut plusieurs minutes de grognements et de discussion avant qu’il ne finisse pas monter de bons cœurs – si on pouvait appeler ça comme ça avec lui – dans leur voiture. Ils en avaient visiblement après lui et pas après Ito… ce qui en soit était presque une bonne nouvelle. Lui n’avait par contre visiblement pas fini d’entendre parler de cette histoire.
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Clodos et paumés font mauvais ménage [Terminé]

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